HOMMAGE AUX TERRES DE MES AIEUX

HOMMAGE AUX TERRES DE MES AIEUX

HOMMAGE AUX TERRES DE MES AÏEUX

 

Mon nom n’a pas cette particule fière

Mais je puise ma noblesse dans cette terre,

La mienne, qui fut aussi celle de mes aïeux,

Poussant leurs charrues, en bénissant les cieux.

 

Une vie de servitude dans les sillons,

D’un sol ingrat, emporté par le tourbillon

Des saisons, dés le printemps de leur naissance,

Jusqu’à l’hiver qui referma l’espérance.

 

L’histoire familiale, d’avant la révolution,

Se perpétua après la restauration.

Ces gens de la terre, laboureurs courageux,

Firent couler leur sueur, faute de sang bleu.

 

Le temps s’est enfui et les siècles ont passé.

Mes ancêtres sont depuis longtemps, trépassés.

Ils reposent au cimetière, en face,

Laissant dans ces terres, un peu de leurs traces.

 

Parfois à travers une vieille photographie,

Ou en me plongeant dans ma généalogie,

J’imagine des instantanés de leur vie,

Surgis du fond de mes pensées, sans préavis.

 

Derrière les volets de l’imagination,

Je pars dans le passé avec fascination.

L’éphéméride de mon compte à rebours

M’emporte dans l’inattendu qui joue des tours.

 

« Les maisons bâties sans parpaing, mais à la chaux,

Au bord des chemins, guettent le bruit des sabots,

Et celui des bœufs qui reviennent du labour,

Guidés par le paysan, marchant d’un pas lourd.

 

Le repas partagé autour de la table,

L’aïeul assis près du feu, sourit d’un air affable !

Un univers sobre, une vie très rude,

Des hommes bourrus et des femmes très prudes. »

 

Pas de champs de cannes à sucre mais du blé,

Des étendues de vertes praires et de prés !

Les parcelles, par les ans, furent morcelées,

Chaque succession a un jour, leur sort scellé.

 

Le soleil s’est levé sur ces générations

Qui ont choyé d’un labeur de compréhension,

Ces sols pentus, s’abreuvant aux larmes de pluie,

Et qui réclamaient un entretien infini.

 

Aucune étude ne pourra démontrer

Ce sentiment intérieur qu’on ne peut montrer,

Cet attachement aux racines de la terre,

Ce trouble qui fait vibrer mon cœur sincère.

 

Enfant, l’été me dessinait petit pâtre,

Non pas un de ces bergers au corps d’albâtre,

Mais j’aimais accompagner mes chers grands parents

Qui faisaient paître leurs brebis dans ces champs.

 

La poussière a recouvert mes souvenirs,

Mais ce jour, je prends ma plume dans un soupir,

Pour faire ressortir de leurs sépulcres gris,

Ces terres, dont mon cœur porte les armoiries.

 

TOUS DROITS RÉSERVÉS  V.B-BROSSE alias SHERRY-YANNE

2 février 2014

Enregistré sous copyright N*00054250 avant diffusion sur internet

Publié aux Editions ANTYA

Recueil RACONTE-MOI MES RACINES FAMILIALES

ISBN: 978-2-37499-050-7

Recueil  A l'ENVERS DE MON UNIVERS EN VERS

ISBN : 978-2-37499-031-6

PHOTO PERSONNELLE PRISE A ST ROMAIN EN JAREZ

 

Le sechio en 2018 ou 2019

 

 

 

 

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Commentaires (4)

Gérard
  • 1. Gérard | 12 juin 2016
Bonjour Sherry.

Trés beau site. Belle plume.

Amicalement.

GG.
sherryyannepoetesse
  • sherryyannepoetesse | 15 juin 2016
Merci beaucoup pour votre lecture et votre présence. Belle fin de journée à vous!
MARCEL CARMEN
  • 2. MARCEL CARMEN | 17 nov 2017
J'aime beaucoup. Beau poème plein de tendresse et de sensibilité.
sherryyannepoetesse
  • sherryyannepoetesse | 24 nov 2017
Merci beaucoup pour avoir pris la peine de lire mon poème et pour vos mots encourageants. Je vous souhaite une excellente journée. A bientôt !

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Date de dernière mise à jour : 19 juin 2020