ANCÊTRES MATERNELS RODIER-REYNAUD SOSAS 212-213 GÉNÉRATION 8

ANCÊTRES MATERNELS JACQUES RODIER ET MARIE RAYNAUD SOSAS 212 ET 213 GÉNÉRATION 8

ANCÊTRES MATERNELS JACQUES RODIER ET MARIE RAYNAUD SOSAS 212 ET 213 GÉNÉRATION 8

RETOUR AUX SOURCES CANTALIENNES:

SUR LES TRACES DE JACQUES ET MARIE

VOYAGE AU PAYS DE MES SOSAS 212 ET 213

JACQUES RODIER ET MARIE RAYNAUD (ou REYNAUD)

Famille maternelle 8ème Génération 

Cet été, pendant notre séjour cantalien, nous sommes partis sur les traces de Jacques Rodier né à Peyrusse dans le Cantal (15) Auvergne, lieu-dit Ribes le 7 avril 1731 et de Marie Raynaud (ou Reynaud) son épouse née le 6 mai 1731 à Peyrusse, au lieu-dit Fondial.

Acte de baptême de Jacques Rodier

Rodier jacques sosa 212 bapteme 8 avril 1731 ne la veille 2

Acte de baptême de Marie Raynaud ou Reynaud

Reynaud marie sosa 213 nee 6 mai 1731 peyrusse 2

Il se sont mariés le 24 juillet 1755 à Peyrusse.

Rodier jacques et reynaud marie sosas 212 et 213 mariage 24 juillet 1755 a peyrusse cantal 3

Jacques est fils de Pierre Rodier et d’Antoinette Devèze, sans doute née à Peyrusse le 22 mai 1692, d’après l’acte de baptême que j’ai pu consulter sur les archives départementales du Cantal et décédée le 17 novembre 1736, toujours à Peyrusse, lieu dit Ribes.

Actes de baptême et de décès d'Antoinette Devèze épouse de Pierre Rodier

Deveze antoinette nee 22 mai 1692 2

Deveze antoinette sosa 425 deces 17 novembre 1736 peyrusse 2

Acte de mariage de Pierre Rodier et Antoinette Devèze le 3 octobre 1719 à Peyrusse

Rodier pierre et devez e antoinette sosas 424 et 425 mariage 3 octobre 1719 peyrusse 2

Marie est la fille de Gabriel Raynaud (ou Reynaud) né à Peyrusse, décédé à Peyrusse le 20 mars 1762 et d’Agnès Anne Barberousse née à Sainte Anastasie dans le Cantal, probablement vers 1692 car elle est dite âgée de 58 ans lors de son décès à Peyrusse le 5 juillet 1750.

Acte de décès de Gabriel Raynaud ou Reynaud

Reynaud gabriel sosa 426 deces 20 mars 1762 2

Acte de décès de Agnès Anne Barberousse

Barberousse agnes anne sosa 427 deces 6 juillet 1750 2

Acte de mariage de Gabriel Raynaud ou Reynaud avec Agnès Anne Barberousse le 24 mai 1712 à Peyrusse

Reynaud gabriel sosa 426 et barberousse agnes anne sos 427 mariage 24 mari 1712 2

Jacques et Marie ont eu plusieurs enfants nés à Peyrusse et à ce jour, j’en ai retrouvé quatre entre 1758 et 1766.

Pierre, mon sosa 106 est né le 25 avril 1758,

Roddier pierre sosa 106 ne 25 avril 1758 peyrusse cantal 2 1

suivi de Gabriel, né le 16 avril 1760,

Rodier gabriel fils des sosas 212 et 213 2

de Jean né le 25 novembre 1763

Rodier jean fils des sosas 212 et 213 ne en 1763 a peyrusse 2

et d’Isabeau, née le 17 septembre 1766.

Rodier isabeau fille des sosas 212 et 213 nee en 1766 a peyrusse 2

Ensuite je perds trace de toute la famille.

C’est en 1780, dans la Loire que je les retrouve.

Marie est décédée le 5 janvier 1780 à Saint Médard en Forez et Pierre, mon sosa 106 épouse Louise Fulchiron, ma sosa 107, le 8 février 1780 à Saint Médard en Forez. Jacques assiste au mariage et tout comme son fils Pierre, il est dit « chaudronnier ».

En quoi consiste le métier de chaudronnier ?

Dans un guide sur l’Auvergne, on retrouve une liste d’anciens métiers et notamment celui des « chaudronniers du Cantal ».

L’étain et le cuivre étaient les deux matériaux de base travaillés par les chaudronniers. Jusqu’au 19ème siècle, la vaisselle d’étain était la plus répandue : carafes, pichets, plats, assiettes, couverts etc et ceux-ci avaient souvent besoin d’être réparés, sinon d’être envoyés à la fonte. Des étameurs et des fondeurs ambulants se déplaçaient et faisaient de la réparation à domicile. Le façonnage des objets en cuivre, (batteries de cuisine, fontaines, récipients dont il reste des exemplaires dans de vieilles fermes) nécessitait un martelage intense pour les amener à la forme désirée. Les chaudronniers d’Aurillac (Cantal), notamment, excellaient dans ce domaine mais il leur était interdit de travailler la nuit.

Chaudronniers du cantal atelier de chaudronnerie dans le cantal 524d9f59

Je ne sais pas ce que sont devenus Jean et Isabeau, les deux derniers enfants nés en 1763 et 1766, ni si Jacques et Marie ont eu d’autres enfants entre 1766 et 1780. Je ne sais pas non plus ce qui les a amenés dans la Loire et quelles sont les différentes étapes de leur migration depuis Peyrusse.

Par contre, je sais que Pierre a fait souche et qu’il est mort à Saint Symphorien sur Coise, le 17 décembre 1811. Son frère Gabriel, a épousé Jeanne Marie Clapeyron et il est décédé à Saint Galmier (Loire) le 5 juin 1830. Il exerçait la profession de ferblantier.

Jacques, quant à lui, n’est jamais retourné dans son village natal puisqu’on retrouve trace de son décès à Bellegarde en Forez (Loire) le 1er juin 1807.

L’historique familial ayant été précisé, je vous invite à revenir dans le temps présent sur les hauteurs du canton d’Allanche. Ce ne sont que des prés, à perte de vue, une étendue pratiquement désertique, à 1200 mètres d’altitude environ, un territoire inaccessible en hiver. Les vaches salers (et autres de nos jours) y sont en pâturage pendant la saison des estives avant d’être ramenées dans les étables des fermes, pendant la morte saison hivernale. Il en est ainsi en 2018 et il faut imaginer le même décor avant la révolution et la vie rude des auvergnats cantalous d’antan. Une vie de labeur, où la terre ne pouvait sans doute pas nourrir tous les enfants des familles nombreuses de nos ancêtres. Bien sûr les structures agricoles et la manière d’envisager la culture et l’élevage, ont sans doute évolué mais au vu des rares maisons ainsi que des histoires transmises par les locaux, à travers des témoignages entendus ou lus, rien n’a vraiment changé. Les campagnes rurales n’ont pas suivi les changements rapides des localités plus grandes (villes ou grands villages).

Peyrusse 28 juillet au 7 aout 2018 12

Pour en revenir à notre pérégrination Peyrusse est un charmant petit village perché sur les hauteurs et il faut avoir envie d’y aller pour le trouver. Dans toutes nos ballades depuis 12 ou 13 ans, nous n’avions jamais pensé que la route du Bru, de Chavanon et d’Allanches que nous prenons lors de nos séjours était à proximité de ce secteur. Les maisons et l’église très ancienne ont du cachet et un certain charme venu d’autrefois.

Cantal peyrusse carte postale

Histoire de l’église de Peyrusse

Extrait trouvé sur le site de la commune de Peyrusse dans le Cantal, littéraleemnt retranscrit : http://www.commune-peyrusse.fr/index.html

La commune de Peyrusse s'étend au-dessus des gorges de l'allagnon versant sud. Elle fait administrativement partie du canton d'Allanche. Le lieu est connu semble-t-il depuis le VIIIème siècle selon les chroniques du bénédictin ALDEME qui mentionne Pétrubia en 765. Durant la guerre de cent ans, en 1578, les troupes anglo-gasconnes commandées par le Capitaine MERLE ravagent toute la vallée de l'allagnon et Peyrusse, malgré sa position, ne fait pas exception à la règle des pillards.Un détachement dirigé par le Frère de Merle s'empare de la ville basse à la nuit tombée, mais les assiégés lancèrent une contre-attaque dans laquelle fut tué le Frère de Merle.

PEYRUSSE : l'église ne portait pas cette appellation ; seulement pour se distinguer de l'autre qui occupait le vallon de Chabasseyre. L'église qui occupe son centre est dédié à Saint-Barthélémy et Saint-Roch et remonte au IXème siècle. Aymeri, Évêque de Clermont, la donna en 1311 aux bénédictins de La Voute en Haute-Loire. Le prieur du couvent, qui suivit cet acte, était curé primitif de la paroisse et nommait les vicaires desservants Peyrusse.

L'église romane originelle fut agrandie au XVème siècle. N'ayant pas été entretenu, l'édifice tomba en décrépitude. Sous la 3ème République, malgré une forte opposition, la population décida de construire un nouveau lieu de culte aujourd'hui âgé de plus d'une centaine d'années. Sur l'emplacement de l'ancienne église, on posa le 3 juillet 1884 la première pierre en présence de l'Abbé MALLET, du Maire de l'époque Mr BELMONT et de toute la population.

Cette première pierre est un bloc parallélépipède marqué d'une Croix et creusé d'une cache dans laquelle se trouve le parchemin du procès-verbal et deux pièces de monnaie de l'époque. Dix mois plus tard, la messe inaugurale fut donnée en grande pompe. Le bâtiment religieux qui actuellement paraît disproportionné par rapport à la population permit ce jour-là de tout juste casé l'ensemble des participants. Il faut dire qu'à cette époque, Peyrusse comptait un peu plus de mille habitants.

Le 5 août 1984, Peyrusse fêtait le centenaire de son église !

Cantal eglise peyrusse

Cantal eglise de peyrusse

 Le cimetière qui surplombe le village, abrite des tombes très anciennes, voire dans un état d’abandon total mais si nous avons retrouvé le patronyme des Raynaud, aucun concernant les Rodier. Existait-il un autre cimetière avant celui-ci comme c’est le cas dans de nombreux villages ? Nous ne le savons pas, n’ayant d’ailleurs rencontré personne pendant cette étape pèlerinage.

Entree cimetiere peyrusse 28 juillet au 7 aout 2018 441

Vieux tombeau seul peyrusse 28 juillet au 7 aout 2018 440

Jacques et Marie étant natifs des lieudits Ribes et Fondial, nous avons pu nous y rendre car miracle de la technologie, Le GPS a pu nous indiquer ces dits lieux.

Fondial est un hameau de quelques maisons encore habitées mais Ribes a été un choc car il ne reste que les ruines d’une ou deux maisons et une grange. Des ruines assez anciennes et je n’ai pu m’empêcher d’imaginer que c’était peut-être la maison de Jacques et Marie, laissée à l’abandon et détruite par les outrages du temps qui passe. Là aussi, nous n’avons pas rencontré âme qui vive, pour éventuellement demander des renseignements sur cette grange et ces ruines.

Fondial : lieu de naissance de Marie Raynaud ou Reynaud

Fondial 28 juillet au 7 aout 2018 70

Fondial 28 juillet au 7 aout 2018 68 1

Ribes : lieu de naissance de Jacques Rodier et lieu de résidence des époux Jacques et Marie après leurs noces

Ribes 28 juillet au 7 aout 2018 78 1

Ribes 28 juillet au 7 aout 2018 85

Nous avons fini par Sainte Anastasie et le lieu-dit Le Lac puisque Agnès Anne Barberousse, la mère de Marie est native de Le Lac et a été baptisée dans l’église de Sainte Anastasie vers 1692 environ.

Sainte anastasie plan 28 juillet au 7 aout 2018 442

L’église étant du 12ème siècle. Elle fut en 1131, réunie à l'abbbaye de Moissac, par donation de Leodgarus et d'Adelberge, son épouse. Le prieuré de Bredon, qui en dépendait, jouissait des revenus de l'église de St Anastasie, et payait un prêtre pour le service des âmes.

Eglise ste anastasie 28 juillet au 7 aout 2018 100

Ci-dessus photo personnelle prise le 29 juillet 2018 et ci-après photo ancienne trouvée sur internet

Cantal 1 eglise sainte anastasie

Comme il est dommage de ne plus pouvoir visiter les églises suite aux nombreux vols dont elles ont été victimes ces dernières années. En effet les églises du Cantal sont souvent très anciennes, 11ème ou 12ème siècle, et regorgent de trésors avec des statuettes d’époque et des retables magnifiques. La petite église de Bredon que nous avons visitée, il y a une dizaine d’années fait partie de ces églises aux trésors cachés et je ne sais plus si elle est accessible maintenant, ayant elle aussi, subi des vols. Quelle tristesse et quel manque de respect pour ce patrimoine religieux, que l’on soit croyant ou non croyant.

Wikipédia décrit l’église de Sainte Anastasie en ces termes ci-après littéralement retranscrits :

« Une miniature d'église de style roman, au-dessus de laquelle se dresse un gracieux clocher à peigne, décore délicieusement le petit bourg de Sainte-Anastasie. Bâti en étagère au pied et sur le flanc de la côte rocheuse, le petit village reçoit tout le jour les doux rayons du soleil. Et quelles variétés dans ce paysage où prairies, champs, jardins, bois, rochers et cascades se mêlent dans un beau désordre champêtre. L'Allanche aux limpides eaux, charmée de ralentir sa course dans un si beau coin d'Auvergne, partage çà et là ses ondes et enlace complaisamment des parcelles de verdure, ce sont les îles de Sainte-Anastasie. Si la côte présente trop souvent la nudité de la roche basaltique, voici que la flore, par une délicate attention, tapisse de ses fraîches couleurs les régions les plus arides. À certaine époque, le long de la route d'Allanche, des fleurs vives comme des flammes enlacent les rochers eux-mêmes. Assise en face de Sainte-Anastasie, au-delà du clair et frais ruisseau, une élégante petite gare est l'ornement et la vie de la bourgade qu'elle dessert. Le sifflet des puissantes locomotives alterne souvent avec le doux chant des oiseaux ou les vibrations des cloches. Là-bas, au détour pittoresque de la vallée, au-delà d'un petit bois en face du Bosquet, se dresse, surplombant le ruisseau, la roche du Cuze. À son sommet, jadis s'élevait le château de la Tour de Chastel-Moissac, sur son emplacement, où vont nicher les aigles d'Auvergne, on peut voir encore les assises de cette antique construction que les hommes et le temps ont renversée. Sur la côte, en face, au levant, une autre masse basaltique émerge des flancs de la côte et prête son appui aux terres fertiles où sont assis de beaux villages. Comme ils resplendissent au soleil du printemps et de l'été ! Comme ils sont fiers de leur nom et de leurs anciennes familles, de leurs maisons aux toitures bleues et de leurs abondantes moissons ! Nous avons nommé Chanzac, Le Lac, Le Baladour, Serrusse, … »

Je me suis imprégnée de cette atmosphère locale pour essayer de comprendre, ces lointains ancêtres et le cheminement qui les a amenés à s’expatrier loin de leur Cantal natal pour survivre et faire vivre leur famille. Cela n’a pas dû être facile comme pour tous ceux qui font le choix d’émigrer ailleurs, laissant, leurs proches, leurs maisons, leurs habitudes, et surtout tous leurs souvenirs, ne sachant pas si cet ailleurs serait meilleur pour eux ou pas. Beaucoup d’auvergnats ont quitté leurs terres natales pour partir à l’aventure de la Capitale, la plupart du temps, mais aussi pour la région lyonnaise, et je crois même pour la Bretagne. Lorsque nous allons dans le Cantal, il y a souvent des voitures immatriculées en région parisienne qui reviennent voir leurs parents, grands-parents et autres familles, restés « au pays ».

Cette journée pèlerinage s’acheva à Sainte Anastasie dont nous visitâmes aussi le cimetière, ses tombes très anciennes mais aucune trace des Barberousse, sans doute pour les mêmes raisons que pour les Rodier. Cette période se situe bien avant la révolution et sans doute les cimetières existants ont été construits longtemps après puisqu’autrefois, on enterrait souvent les gens autour de l’église et que malheureusement, il n’en existe plus aucune trace.

Carte postale ancienne de Sainte Anastasie trouvée sur internet

Cantal ste anastasie

Tous droits réservés V.B-Brosse alias Sherry-Yanne le 18 août 2018

Texte enregistré sous copyright N°00060780 et 00067596 avant diffusion publique sur internet.

Publié sur mon site SHERRY-YANNE EN POESIES Rubrique Généalogie

Photos personnelles du 29 juillet 2018 et les autres trouvées sur internet sans mention de droits.

En ce qui concerne les actes d'état civil, les recherches ont été faites par moi sur le site des archives départementales concerné et je les publie sur mon site pour illustrer l'article concernant mon histoire familiale. Ces copies d'actes sont utilisées à des fins privées et aucunement commerciales.

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Date de dernière mise à jour : 11 avr 2020