ST ROMAIN EN JAREZ VILLAGE ANCESTRAL HISTOIRE ET GÉNÉALOGIE

ST ROMAIN EN JAREZ VILLAGE ANCESTRAL HISTOIRE ET GÉNÉALOGIE

ST ROMAIN EN JAREZ VILLAGE ANCESTRAL HISTOIRE ET GÉNÉALOGIE

L’étymologie du nom de Saint Romain viendrait de Romanus, qui était le nom de deux martyrs du 4ème siècle et d'un évêque de Rouen du 7ème siècle. Saint-Romain-en-Jarez est arrosé par quatre ruisseaux de peu d'importance : le Feuillet, le Trévin, le Jaboulay ou Cuex, tous trois affluents de la Durèze, et le Bozançon, qui se jette dans le Gier. Les fruits abondent : fraises, cerises, etc, mais surtout les pommes, ce qui lui vaut l'appellation familière de Saint-Romain-les-Pommes. Cette appellation a sans doute un rapport avec l’appellation de Romain les Vergers pendant la révolution.

Par certaines branches, ma famille est issue de St Romain en Jarez depuis des siècles, au-delà du 16ème siècle sans aucun doute, mais avant 1539, il n’existe pas toujours des registres paroissiaux pour remonter le temps.

En effet en août 1539, l’édit de Villers Cotterets est signé par François 1er, roi de France, lequel édit impose le français comme langue nationale, ainsi que la tenue de registres paroissiaux (BMS pour Baptêmes Mariage Sépultures) par tous les prêtres du royaume de France.

L'ordonnance de Villers-Cotterêts fait partie d'un ensemble de lois. L'ordonnance limite la justice ecclésiastique aux causes purement religieuses, instaure de nouvelles règles pour la procédure pénale, désormais écrite et secrète (l'accusé ignorant même jusqu'au jour de son procès les charges pesant sur lui).

Mais l'histoire a surtout retenu ces deux mesures les plus importantes : la création de l'état civil et l'emploi du français comme langue d'usage obligatoire pour tous les actes administratifs.

C'est dans son château de Villers-Cotterêts que ledit François 1er signa, entre le 10 et le 15 ou le 25 août 1539, la célèbre ordonnance qui imposa le français comme langue administrative au lieu du latin. L'ordonnance fut enregistrée au Parlement de Paris, le 6 septembre 1539. L'ordonnance royale obligeait également les curés de chaque paroisse à tenir un registre des naissances : ce fut le début de l'état civil.

Dès le 13ème siècle, les notaires royaux écrivaient en français et c'est entre le 14ème siècle et le 16ème siècle que le français s'est petit à petit imposé comme langue administrative dans les chartes royales, au détriment certes du latin mais aussi des autres langues régionales. L'ordonnance de Villers-Cotterêts n'a fait qu'appuyer un mouvement de centralisation linguistique déjà amorcé depuis plusieurs siècles. Il ne faut pas perdre de vue qu'à cette époque (et ce jusqu'au 19ème siècle, mouvement qui n'a pris fin qu'au 20ème siècle, pendant la Première Guerre mondiale), le français était essentiellement la langue de la Cour, des élites (noblesse et clergé), des commerçants et des écrivains. La population française parlait essentiellement la langue d'oïl, l'occitan, ou le franco-provençal, avec une minorité qui parlait le patois parisien dit « français ». Étant donné que ces langues étaient considérées comme inférieures, elles étaient souvent dénommées péjorativement « patois ».

Le patois de St Romain en Jarez comme celui des villages alentour est du francoprovençal.

Le francoprovençal ou arpitan est une langue romane parlée en France, en Suisse et en Italie. C’est l’une des trois langues distinctes du groupe linguistique gallo-roman.

La majeure partie de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment toute la Savoie (Savoie propre, Maurienne, Tarentaise, Genevois, Chablais et Faucigny), le Forez (département de la Loire), la Bresse, la Dombes, le Revermont, le Pays de Gex, le Bugey, l’agglomération de Lyon, le Nord-Dauphiné; une partie de la Franche-Comté et de la Saône-et-Loire, parle un patois issu du langage francoprovençal.

Pour en revenir aux registres d’antan, à moins d’avoir des origines de vraie noblesse, il est difficile d’aller plus en avant. Certains généalogistes y arrivent en parcourant les archives notariales et les livres d’histoire mais le commun des mortels aura ses limites entre le 16ème et le 17ème siècle, ce qui fait remonter environ sur 12 ou 14 générations en fonction des uns ou des autres. Tout généalogiste amateur qui arrive à compléter 10 générations s’estime satisfait et pour pratiquer la généalogie depuis plus de 16 ans, je ne peux qu’être en accord avec ce sentiment de satisfaction personnelle.

Les noms de famille à St Romain en Jarez ont peu évolué au cours des siècles, c’est ce qui ressort globalement en parcourant les registres que ce soit l’état-civil tel qu’on le connait, instauré après 1793 ou les registres paroissiaux utilisés jusqu’en 1792 inclus (les puristes me diront qu’ils ont été utilisés après, et je suis d’accord, mais uniquement dans le contexte des cérémonies religieuses et en dissociation totale du système d’état-civil républicain, toujours d’actualité au 21ème siècle).

De nouveaux habitants et de nouvelles constructions ont changé la « donne » mais très souvent la population saint romanaise est constituée des enfants ou petits-enfants « de » Untel ou untel issu d’une famille locale ancienne.

Pour en revenir aux noms de mon enfance, lesquels noms me sont familiers de ce fait, on retrouve des Brosse (Brossi-Brossy), des Font (Fons-Fond) des Pugnet (Pugniet), des Virissel (Viricel-Vericel), des Relave, des Moulin, des Charmet, des Poméon, des Bonnet, des Fayolle, des Blanchéry (Blanchère), etc etc, dans des registres des 17ème et 18ème siècles. Je n’ai pas tous les noms en tête et j’en ai sans doute oublié un certain nombre.

Par contre certains noms disparaissent totalement et il ne reste parfois que ledit nom donné au lieu où ils habitaient pour y faire référence. Une certaine ambiguïté règne par ailleurs sur la primauté du nom de l’individu sur ledit nom donné au lieu ou l’inverse. J’ai trouvé des « Pugniet » de la Puygnetterie dans les relevés de contrats de mariage de Maîtres Chorel père et fils entre 1649 et 1699, ne sachant pas si le nom du lieu a donné le patronyme ou si le patronyme a donné le nom du lieu. Des cas comme celui-ci, on en retrouve un peu partout dans toute la France.

De même entre le 16ème et le 17ème siècle vivait un François Drillon de « chez Drillon » à St Romain en Jarez. Je ne sais pas si le lieu-dit « Chez Drillon » existe toujours mais je n’ai jamais connu aucun Drillon à St Romain en Jarez.

La plupart des lieux dits actuels existaient déjà car je les ai trouvés, cités sur les relevés desdits Maîtres Chorel au 17ème siècle. On retrouve Fontagnieux, Conjarenton, Montsibert, La Cordelière, La Baronnière, Senevas, Grange Senevas, La Goutte, La Bâtie (La Bastie), La Trivollinière, Lachal, Verpilleux, Les Vignes, Philigey (Filigey), La Blanchère (La Blanchery) et plein d’autres que je ne situe pas tels que Grange, Moulin-Michaud, Grange Basse, La Heurardière Senevas, Lioray, Dargoire, La Vachonnière, La Coste, Balley, L’Horme, Larajassière, La Puygnetterie, Chez Drillon, La Grange Montsibert, Mont, Cuers, Les Ronzes, Château, Grange Peysselon, entre autres.

Saint Romain en Jarez fait partie de ces villages ruraux où les biens ont été transmis de pères en fils pour préserver l’intégrité de l’héritage familial mais le temps ayant évolué et les lois successorales aussi, le patrimoine s’est morcelé en divisions et subdivisions et des domaines d’antan ou propriétés terriennes, il ne reste plus grand chose de nos jours.

L’essor immobilier depuis 2001 a poussé les propriétaires ayant des biens éligibles en terrains constructibles, à vendre leurs terres aux citadins ou locaux pour faire construire de nouvelles habitations, et ce phénomène s’est étendu sur tout le territoire français. Pour résumer si votre terrain est du mauvais côté du plan local d’urbanisme, vous le vendrez en terre agricole entre 30 et 50 centimes le mètre carré et si vous avez la chance qu’il soit du bon côté, vous le vendrez entre 70 et 100 euros le mètre carré, selon le taux du moment.

De par mon métier d’ancienne clerc de notaire, je n’ai pu que le constater d’année en année.

D’ailleurs pour ceux qui aiment suivre la trace d’un individu (généalogie), d’une maison, etc, vous pouvez souvent trouver certains indices dans l’origine de propriété d’un acte notarié, suivie de l’origine antérieure qui essaie de partir de l’origine la plus lointaine possible et de remonter le temps jusqu’à la mutation en cours (vente, attestation immobilière, partage successoral etc).

Revenir vivre sur la terre de mes ancêtres fut pour moi une grande joie, car je suis attachée à mes racines et mon activité généalogique n’est que la continuité de cet attachement viscéral.

Le soir, je regarde au loin les tombes blanches et je sais qu’un jour, moi aussi, je dormirai dans ce lieu consacré, rejoignant ainsi tous ceux qui m’ont précédée, ces ancêtres, dont les pas ont foulé les mêmes chemins et prés que moi.

Faire de la généalogie, c’est empêcher qu’ils meurent définitivement, c’est rappeler leurs souvenirs à tous leurs descendants. Certains sont réprobateurs, voire accusateurs, dés qu’on aborde le sujet de la généalogie mais moi, je le vis comme une grande histoire d’amour pour tous ces ancêtres qui m’ont précédée et à ma manière, je leur redonne une place au sein de la famille, une place qu’ils ne quitteront plus puisque même ceux qui viendront après moi, notamment ceux qui voudront bien reprendre le flambeau, continueront à les faire vivre à jamais.

Saint Romain en Jarez restera aussi pour moi le berceau de mon enfance, le berceau de ma famille et cette terre boira un jour mon sang, scellant ainsi une alliance éternelle.

 

Tous droits réservés le 27 mai 2020

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Copyright N°00067596 Avant diffusion publique

Publié sur mon site le même jour

Carte postale personnelle représentant le village de St Romain en Jarez avant 1914 en principe

 

 Source Wikipédia pour certaines informations historiques qui m'ont été utiles pour élaborer mon article.

 

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Date de dernière mise à jour : 27 mai 2020