GÉNÉALOGIE OU RACINES DE L'HISTOIRE FAMILIALE

GÉNÉALOGIE OU RACINES DE L'HISTOIRE FAMILIALE

GÉNÉALOGIE OU RACINES DE L'HISTOIRE FAMILIALE​

MON EXPÉRIENCE PERSONELLE

Chercher mes racines et avoir le temps de faire de la généalogie est un projet que j’ai depuis ma plus tendre enfance.

J’ai commencé mon arbre généalogique à partir des souvenirs oraux transmis par ma grand-mère paternelle Claudia Font et en consultant les notes prises par mon père sur ses deux branches paternelle (Brosse) et maternelle (Font).

Depuis 2004, j’ai fait de la généalogie par périodes plus ou moins soutenues, sans vraiment suivre une méthodologie rigoureuse car tant ma vie familiale que ma vie professionnelle exigeaient de ma part un investissement énorme en termes de temps et de fatigue.

C’est aussi en 2004 que j’ai découvert le site Généanet et les cousinages potentiels des divers arbres partagés par les internautes généalogistes amateurs.

Ensuite en 2009, mon ordinateur a « scratché » avec toutes mes données et je n’avais ni sauvegarde, ni arbre en ligne (par méfiance des données personnelles sur internet).

Du coup, découragée, j’ai tout laissé tomber pendant 5 ans jusqu’en 2014.

En suite de ce qu’on peut qualifier d’accident de la vie et ses conséquences potentielles, (ce qui fait remettre en question beaucoup de chose chez tous les individus), je me suis fait la réflexion que si mon heure avait sonné, je ne laisserais aucune trace de mes racines à ma descendance et j’ai profité des quelques mois de repos imposé pour acheter un logiciel de généalogie (généatique) et recréer toutes mes fiches, mais en sauvegardant les données cette fois sur une clé USB et sur Généanet (en masquant tous les contemporains ayant moins de 120 ans pour éviter les indiscrétions du web et de ses utilisateurs pas toujours très scrupuleux).

La reprise du travail, le manque de temps et surtout le manque de méthode ont fait que les années qui ont suivi ont été des années morcelées en périodes d’investissement généalogique ou de désintérêt total car j’avais d’autres activités qui prenaient mon temps disponible.

J’ai rentré des données, j’ai enregistré une multitude d’actes d’états-civils sur mon ordinateur, sans les classer, sans les répertorier, sans les associer.

En mars ou avril de cette année 2018, j’ai décidé de vraiment tout reprendre à zéro en classant informatiquement par patronyme les actes éparpillés qu’ils soient en version papier ou informatique, tout en continuant à rechercher des collatéraux ou des sosas non trouvés encore grâce au site Généagier (http://geneagier.com) qui référence plus d’un million de photos d’actes sur les départements de la Loire et du Rhône.

Une manne providentielle pour les généalogistes amateurs concernés par ce large territoire répertorié

Pour tout reprendre à zéro, j’ai imprimé les fiches des 10 premières générations de mon arbre publié sur Généanet (1023 personnes quand j’aurai tout le monde ce qui n’est pas encore le cas pour mes deux branches maternelles) et j’ai tout repris couple par couple, génération par génération. J’ai acheté des pochettes plastifiées et j’ai classé un couple par pochette en numérotant le numéro de sosa sur chaque individu et en précisant branche paternelle ou branche maternelle, de façon qu’en ouvrant chaque classeur, on puisse suivre les numéros dans l’ordre.

J’ai ensuite répertorié tous mes actes d’états civils fourrés en vrac dans des chemises au nom des 4 familles principales, j’ai tout trié et classé dans lesdites pochettes puis j’ai repris au fur et à mesure mes états-civils sur mon ordinateur et j’ai créé des dossiers informatiques par patronyme où j’ai classé les actes en stock.

Ensuite je suis repartie sur mon arbre via mon logiciel et mes classeurs de fiches et j’ai suivi une méthode bien définie sur la page du sosa masculin (par couple), j’ai inscrit « Etats-civils joints : naissance et décès, suivis de deux cases pour les deux conjoints plus une case pour le mariage » et je coche chaque case lorsque j’ai le bon acte. Cela m’a donc permis de voir ce qui me manquait ou pas.

Les archives en ligne sont une vraie bénédiction pour les généalogistes amateurs comme moi car sans se déplacer, on a accès à la plupart des registres d’état-civil et des registres paroissiaux ayant plus de 100 ans. Il arrive que certaines communes aient arrêté leur numérisation en ligne fin du 19ème siècle ce qui repousse le délai d’accès à 120 ans pratiquement et il arrive aussi que certains départements n’aient pas numérisé et mis en ligne leurs archives.

De même suite aux aléas du temps qui passe, certains registres sont à moitié détruits ou n’existent plus, quand ils ne sont pas tellement mélangés qu’on ne s’y retrouve pas ou plus et qu’il faille abandonner toute recherche pour certains actes et certains ancêtres.

A ce jour du 8 juin 2019, j’ai terminé les 9 générations de mes deux branches paternelles, ce qui m’a donné avec certitude les noms et prénoms des ancêtres de la 10ème génération et j’ai commencé de vérifier la 9ème génération pour mes deux branches maternelles. A ce jour, j’ai pratiquement tous les éléments jusqu’au sosa 395 inclus (même s’il manque parfois un état de naissance ou de décès ou de mariage, cela ne remet jamais en cause la filiation et le canevas général du couple de sosas concerné).

J’ai bien évidemment des actes ou des infos concernant des générations plus éloignées mais pour l’instant je n’en tiens pas compte car l’important pour moi est de suivre chaque numéro de sosa étape par étape pour être certaine de ne pas m’être trompée dans la remontée des branches familiales.

L’année 2019 n’est pas aussi productive que je le voudrais car elle aurait tendance à vouloir me jouer un mauvais tour comme en 2014, ce que je ne souhaite pas pour tout l’or du monde. Bien au contraire, mon seul désir est de pouvoir terminer mon objectif de vérification intégrale de la 9ème génération d’aïeux pour avoir tous les noms de la 10ème génération aussi bien du côté maternel (Fayolle et Moulin) que du côté paternel (Brosse et Font).

J’espère que si le destin ne me donne pas le temps nécessaire, mes enfants ou mes neveux et nièces reprendront le flambeau de notre histoire familiale. Mon arbre est en ligne sur généanet (contemporains de moins de 120 ans masqués) et j’ai relié tous les actes civils du Rhône notamment aux personnes concernées par lesdits actes d’état-civils, mais pas ceux de la Loire car étant en PDF, je ne peux pas les rajouter sur Généanet.

Officiellement mon arbre en ligne commence par mes 8 arrière-grands-parents nés fin du 19ème siècle (entre 1860 et 1884, il y a donc entre 160 ans et 135 ans en arrière).

Pour illustrer cet article, j’ai choisi un photomontage de 7 de mes arrière grands-parents, (n’ayant aucune photo de mon arrière-grand-père Claude Fayolle né en 1860 et décédé en 1912) et de mon arrière-arrière-grand-père Jean-Baptiste Font né en 1848 et décédé en 1929.

Jean-Baptiste m’interpelle à plus d’un titre car sur ses 9 enfants, 6 ont survécu et se sont mariés. Je descends de son fils Jean-Pierre mais d’autres personnes du village où j'ai grandi sont aussi ses descendants.

Ma profession dans le notariat m’a donné l’occasion de lire un certain nombre d’actes notariés et surtout, ce qui est le plus intéressant pour moi, de découvrir les origines antérieures (dans la 2ème partie de l’acte) qui sont une mine d’information pour un passionné de généalogie car en principe toute origine doit remonter sur 30 ans mais certains notaires méticuleux font remonter encore plus loin ce qui permet de découvrir des transmissions ou mutations de patrimoine fort intéressantes.

Je vais donner un exemple personnel pour illustrer mes propos. Mon père, ancien agriculteur, a acheté des terres agricoles il y a plus de 60 ans et l’origine de propriété mentionnait la succession de Jean-Baptiste car le vendeur était un de ses descendants. Moi-même j’ai hérité de certaines de ces terres que je loue à un agriculteur dont les terres personnelles jouxtent les parcelles que je lui loue pour son activité agricole, terres qu’il a lui-même hérité en tant que descendant de Jean-Baptiste via une autre branche. Des exemples comme cela, j’en ai plusieurs qu’il est inutile d’énumérer. Pour en revenir à Jean-Baptiste, je me dis qu’il est sans doute l’aïeul de plusieurs familles du village.

Mes parents vivent dans la maison que ledit Jean-Baptiste a construit sans doute entre 1870 et 1880, et sa photo trône chez eux car mon père est sans doute autant fasciné que moi par son arrière-grand-père à l’allure imposante d’après la seule photo que nous possédons de lui.

La généalogie c’est aussi cette histoire qui se devine à travers des actes d’état-civil ou des actes notariés et celui qui aime ce loisir comprendra alors que la personne indifférente haussera les épaules en pensant que d’aller explorer le passé est sans intérêt et je ne jugerai ni l’un ni l’autre car chacun a le droit de penser différemment.

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Tous droits réservés 8 juin 2019

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Enregistré sous copyright N°00060780 ou 00067596 avant diffusion publique

Photomontage personnel de mes 7 arrière-grands-parents (et de ma grand-mère maternelle enfant pour l'un des couples) et de mon arrière-arrière-grand-père paternel avec droits réservés sur ledit cliché à ne pas copier ou reproduire.

Merci de votre savoir-vivre

 

Aagp font et agp et agm brosse font fayolle ou romain moulin

 

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Date de dernière mise à jour : 30 mars 2020