GÉNÉALOGIE, MES ANCÊTRES ET MOI

GÉNÉALOGIE, MES ANCÊTRES ET MOI

GÉNÉALOGIE, MES ANCÊTRES ET MOI

Depuis plusieurs mois, j’ai décroché de la généalogie.

A l’origine, il y a eu cet orage en juillet 2019 qui a grillé mon ordinateur de bureau avec tout ce qu’il contenait.

Il m’a fallu un certain temps pour ne pas dire un temps certain, pour réinstaller tous mes fichiers et logiciels sur le nouvel ordinateur, et notamment mon logiciel Généatique ainsi que toute ma généalogie et ses médias.

Ensuite mon père est décédé en septembre de la même année et ce fut une période dure à vivre.

Cette passion de la généalogie me fut transmise par mon père, et sa mère, ma grand-mère paternelle, dès ma prime enfance.

Si eux-mêmes ne m’avaient pas donné tant leurs renseignements oraux que leurs transcriptions manuscrites sur les deux branches paternelles, je n’aurais, sans doute, pas eu ce désir d’aller plus loin et de découvrir qui étaient mes ancêtres.

Ce décès, a eu des répercussions sur l’envie d’avoir envie, comme l’aurait fredonné un défunt chanteur.

Il m’a fallu plusieurs mois avant de reprendre à l’endroit où j’en étais restée le 13 septembre 2019.

A croire que le sort s’amusait à me mettre des bâtons dans les roues, car mon fameux nouvel ordinateur (acheté en juillet) tomba en panne fin novembre et Darty le conserva un mois et comble de malchance, le voilà qui retomba en panne mi-mars 2020, juste au moment ou les consignes de confinement suite à la pandémie du coronavirus dit Covid 19, furent mises en place en France. Darty m’informa que je devais attendre la fin du confinement pour emmener mon ordinateur en réparation dans leurs services.

Un comble !

Moi qui pensais profiter de l’obligation de rester enfermée pour reprendre là où je m’étais arrêtée, et enfin avancer dans mes recherches généalogiques, me voilà coupée dans mon élan.

A ce jour 30 mars 2020, j’ai de nombreuses personnes dans mon arbre mais seuls comptent pour moi mes ascendants, et collatéraux lorsque je peux recouper les branches familiales.

En 2004, lorsque j’ai entendu parler du site Généanet, je me suis inscrite et j’ai cru tomber sur un site miracle. En effet, presque tous les éléments que j’avais en ma possession et que j’avais mis sur un petit logiciel de généalogie, téléchargé en ligne (contrairement à Généanet qui est un site et non pas un logiciel), se recoupaient avec d’autres arbres mis en ligne. J’ai donc pioché dans les données mises à disposition et j’ai bien évidemment joué le jeu en publiant aussi mon arbre, tout en protégeant les contemporains de moins de 120 ans, qui sont masqués et donc non visibles, sauf pour les contacts invités, lesquels étant uniquement des membres de ma famille.

A l’époque, j’étais en activité professionnelle et mon temps disponible était plus que limité. J’ai fait comme la plupart des gens qui sont inscrits sur des sites de généalogie, c’est-à-dire que j’ai d’abord pris pour « argent comptant », ce que les autres « généanautes » mentionnaient, puis petit à petit, j’ai eu des doutes sur certains, sur des dates erronées, sur des filiations impossibles et j’ai ciblé les arbres de ceux qui me paraissaient dignes de confiance.

De même que j’ai pu constater très souvent, que certains renseignements que j’avais trouvés seule et qui n’étaient au départ que sur mon arbre, se retrouvaient sur plusieurs autres arbres quelques jours plus tard, ce qui était de bonne guerre, puisque c’est le principe d’un site interactif.

J’ai bien évidemment validé les pistes trouvées en cherchant les actes de naissance/baptême, mariage, décès/sépulture dans les registres mis en ligne par les archives départementales, que j’ai enregistré ou imprimé sans vraiment suivre une logique.

Vu l’ampleur du travail, je sais pertinemment que je mentionne tout sur mon arbre, même des dates non vérifiées ou des hypothèses à vérifier plus tard, de manière à m’y retrouver, le moment venu.

En mars 2018, j’ai compris que cette manière de procéder était brouillonne, que je ne savais pas vraiment où j’en étais, et ce qui pouvait me manquer.

J’ai donc tout repris à zéro, couple de sosas, après couple de sosas (aïeux, ancêtres), génération après génération et j’ai remonté le temps en pointant systématiquement tous les actes en ma possession pour chaque individu.

Mes ancêtres étant majoritairement de Rhône et Loire, j’ai pu m’aider aussi du site Généagier qui relève tous les registres de ces deux départements. Apparemment ils auraient un million d’actes relevés. Cela m’a permis de relever les différentes dates concernant mes aïeux, les fratries, les ascendants et descendants collatéraux.

Lorsque mon père est décédé en septembre 2019, j’avais vérifié et validé 9 générations côté paternel et j’avais tous les noms des sosas à la 10ème génération (fin 1600 -début 1700 environ), ce qui avait enchanté mon père. Il était content que j’aie continué les recherches commencées par sa mère et lui.

Je venais de commencer à vérifier la 9ème génération pour ma mère et j’avoue que 6 mois plus tard, j’ai dû valider, à peine 4 ou 5 couples de plus. J’ai authentifié 421 ancêtres, si je peux me permettre de le dire ainsi.

Mon objectif est de pouvoir achever la vérification et validation des 10 premières générations soit 1023 individus en tout.

Mon arbre est plus conséquent car je mentionne les collatéraux, les cousinages célèbres via Généastar mais pour moi seuls comptent réellement ces 10 générations.

Dès que je les ai pointés, validés, je joins les états-civils aux fiches des ancêtres concernés, dans des pochettes reliées, lesquelles sont partie intégrante de classeurs numérotés.

Je ne m’étendrai pas sur ma méthodologie puisque cela fait déjà l’objet d’un autre article « Méthodologie en généalogie », publié sur mon site, dans ma rubrique généalogie.

Je ne sais pas quand je retrouverai la motivation de m’y remettre, d’installer ladite généalogie sur un autre ordinateur pour ne pas tout perdre mais si le confinement dure plusieurs mois, il faudra bien l’envisager sinon, mon arbre restera un arbre incomplet, plus exactement dans la limite de cette 9ème génération maternelle, qui me donnera l’identité filiative de la 10ème génération.

Pour les générations antérieures, si le destin fauche avant l’heure mes projets en même temps que ma vie, j’espère bien que quelqu’un de la famille reprendra le flambeau, que ce soit mes fils, mes neveux ou nièces ou autres éventuellement.

Pour en revenir à mes ancêtres, cela fait 16 ans qu’eux et moi, nous jouons à Colin-Maillard. Une sorte de complicité s’est installée entre nous et lorsque je feuillette mes classeurs, en lisant les fiches qui les concernent, je me pose tout un tas de questions à leur sujet. Parfois j’aimerais pouvoir utiliser une machine à remonter le temps pour voir comment ils vivaient, leurs sentiments, leurs caractères (qualités et défauts), leurs habitudes, leurs mœurs, leur mode de vie tant familial que professionnel, social ou sociétal.

J’aimerais pouvoir assister aux rituels religieux qui rythmaient leur vie (baptême, fiançailles, mariage, sépulture) et partager un repas de fête en leur compagnie, tout en dansant au son joyeux d’un instrument de musique, utilisé aussi dans les campagnes, autrefois.

Je souffre souvent du sort des femmes, condamnées à se marier pour les plus chanceuses, à être plus ou moins abusées pour les autres, n’ayant d’autre possibilité que d’être ce qu’on appelait alors « filles mères » espérant retrouver l’honneur perdu par un mariage légitimant ainsi le petit « bâtard ». Celles n’ayant pas cette opportunité, en sont parfois venues à abandonner leur petit, aux bons soins de l’église qui les plaçait dans des familles d’accueil et malheureusement pour certaines d’entre elles, leur choix extrême, les a conduits au bagne dans le meilleur des cas, à l’échafaud dans le cas extrême.

Personnellement, je n’ai pas trouvé ce cas de figure dans mon arbre ce qui ne veut pas dire que mes aïeules étaient vertueuses ni que les époux sont bien les pères biologiques des enfants dits légitimes mais comme de nos jours, personne n’a de certitude sur la filiation réelle à moins de pratiquer des tests ADN.

Dans l’absolu, et au vu des différents actes religieux (registres paroissiaux avant 1793) et actes civils (registres des communes à partir de 1793), ce sont des familles légitimes avec le mariage des deux époux, suivi de la naissance des nombreux enfants.

A quoi bon extrapoler !

J’associe toujours la généalogie à la filiation et pour moi la filiation se situe dans le lien légitime, peu importe que cette légitimité soit du fait du lien biologique ou de la reconnaissance de ladite filiation.

De par ma carrière notariale, la filiation légitime détermine le droit patrimonial et successoral et régente tous les actes familiaux.

Je construis mon arbre sur ce principe filiatif officiel et dans l’unique cas de mère célibataire, que j’ai eu, j’ai échafaudé une hypothèse vraisemblable mais comme nul ne saura jamais la vérité, je n’ai fait aucune recherche concernant ledit père inconnu.

Quand un enfant est né avant le mariage de ses parents, et à partir du moment où le mari a reconnu l’enfant comme étant son enfant légitime dans l’acte de mariage, je considère qu’il est légitime et les ascendants de ce père « légitimeur » deviennent ceux de l’enfant reconnu au même titre qu’un enfant adopté par adoption plénière, ce qui coupe tout lien filiatif avec sa famille biologique (contrairement à l’adoption simple).

Il arrive aussi fréquemment que l'un des deux époux décède jeune et le conjoint survivant se remarie, notamment quand il y a des enfants en bas âge, devenus orphelins de père ou de mère. Il n’est pas toujours simple de suivre ce 2ème mariage et de trouver les dates et lieux de décès.

Mes ancêtres n’ont pas trop bougé dans l’ensemble et se situent dans un secteur assez limité entre Rhône et Loire.

J’ai eu quelques exceptions du côté maternel avec des ancêtres émigrés de leur Cantal natal ou du Puy de Dôme mais comme dit le dicton, c’est vraiment l’exception qui confirme la règle.

« Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ! »

Alors il va falloir que la motivation revienne en force afin que je puisse terminer ma quête du « savoir d’où je viens » pour transmettre cet héritage filiatif à mes enfants et à la descendance de mes parents, même si je n’ai moi-même pas de descendance directe après mes enfants.

C’est un devoir que je dois à la mémoire de mon père, de ma grand-mère et de tous ceux qui m’ont précédée sur cette terre.

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Tous droits réservés sur mon texte 30 mars 2020

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Copyright N°00067596 avant diffusion publique

Publié sur mon site le 30 mars 2020

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Date de dernière mise à jour : 10 avr 2020