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RECHERCHES ET ENQUETES CIVILES OU JUDICIAIRES VIA INTERNET

RECHERCHES ET ENQUETES CIVILES OU JUDICIAIRES VIA INTERNET

En principe personne (ou presque) n’aime être « fliqué » ou suivi que ce soit via son téléphone mobile ou via internet et quand on est dans ce cas, on s’arrange pour délocaliser son téléphone et ne rien indiquer de personnel sur les réseaux sociaux, hormis ses noms et prénoms, parfois, pour des raisons justifiées mais sans donner plus de précision. De cette manière, on a tendance à se dire qu’on se sent protégé, dans son univers quotidien.

C’est ce que je pensais plus ou moins jusqu’à quelques semaines en arrière.

Comme vous le savez tous, je fais de la généalogie mais mon arbre est masqué pour les contemporains de moins de 120 ans et je suis inscrite sous un pseudo, ne mentionnant pas mes noms et prénoms.

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un message via un profil généanet m’indiquant textuellement :

« Bonjour je fais actuellement une recherche etc. On m’a confié un dossier au nom de Mme Viviane R….née B….le 00/00/0000 à xxx et ayant habité lieu dit xxx à xxx. S’il s’agit bien de vous, pouvez vous prendre contact avec moi »; ce message était signé, accompagné du nom d’une société et d’un numéro de téléphone.

Je vous assure que sur le coup, je suis restée sidérée, sans même pouvoir parler tellement ce genre de message m’a scotchée devant mon écran.

En effet, les éléments indiqués dans ce message remontaient à 30 ans et internet n’existait pas à l’époque. De plus comme dit plus haut, je suis inscrite sur ce site sous un pseudo.

Une fois remise de ma surprise, j’ai d’abord cherché qui était cet individu « généalogiste » dont les nom et prénom indiqués ne correspondaient pas à celui cité dans le message reçu.

Je suis donc partie en recherche à mon tour, sur le net et j’ai trouvé le site de cette société. Apparemment C’était une société habilitée dans les enquêtes civiles pour rechercher les personnes « mauvais payeurs », les contrats d’assurance vie en déshérence etc.

En ce qui me concerne, je n’étais pas inquiète, car je me connais assez pour savoir que je paye mes dettes au centime près et que le terme de « mauvais payeur » ne me correspond absolument pas.

Le lendemain j’ai donc téléphoné au numéro indiqué et je suis tombée sur une personne fort sympathique qui m’a expliquée ce que j’avais découvert via leur site internet.

Par curiosité, je lui ai demandé plus d’explications tant sur la structure de la société qui l’employait ainsi que sur ses recherches précises à mon encontre.

Elle m’a donc confirmée que la société était chargée d’enquêtes civiles concernant divers registres dont ceux que j’ai cités plus haut.

En ce qui me concerne, je lui ai demandé comment elle avait fait pour me « retrouver » et plus exactement me « situer ».

La société qui a mandaté la sienne pour les charger de mon dossier, avait mes date et lieu de naissance.

Elle a contacté la mairie concernée qui lui a délivré mon acte de naissance, ainsi que tous les éléments concernant ma situation matrimoniale.

Ensuite, elle m’a dit que la première chose que les enquêteurs font, c’est de chercher sur Facebook car les gens donnent tous les détails de leur vie privée et racontent leur vie.

Surprise, je lui réponds, "ce n’est pas mon cas puisque je n’indique aucun élément personnel et que mon « facebook » me sert surtout à partager les textes de mon site".

Et ce fut sa deuxième recherche puisqu’elle a parcouru mon site ensuite, lu quelques poèmes et vu que j’avais une rubrique généalogie. Par déduction sachant que Généanet est le premier site de généalogie en France, elle a continué ses recherches sur internet.

Mon nom n’est pas indiqué mais je pense qu’elle a dû explorer plusieurs profils sur généanet car j’ai vu plusieurs fois que lorsque je trouve une piste d’ancêtres communs, certains généalogistes indiquent en source (et je les en remercie) mes nom et prénom suivis de mon pseudo.

Elle a avoué m’avoir écrit comme pour jeter une "bouteille à la mer" ne sachant pas si j’étais la bonne personne et surtout si j’allais répondre.

Etant donné que j’avais la conscience tranquille, ma curiosité a été la plus forte, et l’objet de ladite recherche m’a confirmée que je n’avais rien à craindre.

La loi du 13 juin 2014, dite loi Eckert, impose aux banques et assurances, depuis le 1er janvier 2016, de recenser les comptes bancaires inactifs et les contrats d'assurance vie en déshérence afin d'en rappeler systématiquement l'existence à leur titulaire, ce qui était mon cas, un contrat jamais résilié depuis 30 ans et sans objet à ce jour, que je vais m’empresser de clôturer pour respecter la législation.

Par contre, je me suis dit que ceux qui pensent qu’ils ne risquent rien, et que vu leur discrétion sur internet, on ne pourra jamais rien savoir sur eux, ont complètement tort.

Qui aurait cru que je serais contactée 30 ans après les faits, en ayant changé de nom, et de département ?

Miracle ou abus de la technologie ? Je préfère ne pas répondre.

Je vous laisse méditer sur le sujet et je vous souhaite à toutes et tous une bonne continuation avec ou sans internet.

Tous droits réservés 8 mars 2020

Viviane B-Brosse alias Sherry-Yanne

Enregistré sous copyright N°00067596 avant diffusion publique

Publié sur mon site le même jour

Photo internet 

 

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Commentaires (2)

Evelyne
  • 1. Evelyne | 08 mars 2020
Comme quoi , même prudente , réservée et sérieuse .... on est pisté et reconnaissable de plusieurs manières
sherryyannepoetesse
  • sherryyannepoetesse | 08 mars 2020
C'est incroyable mais pourtant vrai ! hélas ! Personnellement j'ai la conscience tranquille mais les gens qui croient que cela n'arrive qu'aux autres ont tort. Bon dimanche à toi !

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